Histoire

Les débuts

1914

Fondation du Standaard

Les premières tentatives entreprises pour publier un quotidien catholique flamand à Bruxelles remontent à 1914, année où la S.A De Standaard est fondée sous l’impulsion de F. Van Cauwelaert, A. van de Perre et A. Hendrix.

1918

Le premier numéro

En raison des aléas de la guerre, le premier numéro du Standaard ne paraît finalement que le 4 décembre 1918 ; il compte deux pages et coûte dix centimes.

1919

Des propres presses

En juillet 1919, la société achète un bâtiment sur le boulevard Jacqmain, à Bruxelles, où paraît, un an plus tard, le premier exemplaire du journal imprimé sur les propres presses de l’entreprise.

1921

Edition anversoise

En 1921, une édition anversoise du Standaard est lancée sous le nom de De Handelsbode. Elle sera rebaptisée plus tard Morgenpost. Pour accroître encore le rendement des presses, on accepte, en outre, à partir de 1922 des commandes d’impression provenant de l’extérieur.

Ces extensions nécessitent davantage d’argent, un élément dont s’occupe Gustaaf Sap, qui fait partie du conseil d’administration à partir de 1919.

1927

Het Nieuwsblad

Sap acquiert en 1927 la majorité des actions et, deux ans plus tard, il lance, en plus du Standaard, un quotidien au ton plus populaire: Het Nieuwsblad. Het Nieuwsblad remporte directement un franc succès et prend, en 1939, le très populaire Sportwereld sous son aile.

L'évolution après la guerre

1947

Retour après la guerre

Le groupe De Standaard termine la guerre en piteux état, et il faut attendre 1947 pour que Het Nieuwsblad-Sportwereld et De Standaard sortent à nouveau de presse. Les journaux remontent peu à peu la pente et De Standaard redevient la source autorisée qu’il était avant la guerre.

1957

Expansion

À la fin des années 50, le groupe De Standaard entame son expansion en rachetant une série d’autres journaux.

En 1957, le groupe met ainsi la main sur la société anversoise éditrice de Het Handelsblad. Après la reprise, ce journal se transforme à compter de 1962 : il devient un journal publié en début de Het Nieuwsblad, avant de disparaître définitivement en tant que titre en 1979. En 1957, le groupe reprend aussi son principal concurrent bruxellois: Het Nieuws van den Dag, qui est également absorbé par Het Nieuwsblad en 1965.

L’expansion s’achève en 1959 avec la reprise des journaux De Gentenaar et De Landwacht, ainsi que de leur imprimerie. Après la reprise, De Landwacht disparaîtra en tant que titre, à l’inverse de De Gentenaar. Aujourd’hui encore, ce titre dispose de son propre noyau rédactionnel, responsable de l’actualité de la ville de Gand et de sa région, tandis que les informations générales sont empruntées à Het Nieuwsblad.

Durant les années 60 et au début des années 70, l’entreprise continue à se développer pour devenir un géant sur le marché des journaux et revues, de l’imprimé et des livres. Elle investit des sommes colossales dans de nouvelles publications et de nouvelles machines. Le patron, Albert De Smaele, effectue aussi une diversification dans des entreprises en dehors du secteur des médias, surtout dans le secteur touristique.

La faillite

1976

La Vlaamse Uitgeversmaatschappij

Mais, au milieu des années 70, ces investissements s’avèrent avoir été trop importants. Le groupe De Standaard, comme tant d’autres entreprises, n’échappe pas aux conséquences désastreuses de la crise économique de l’époque.

En mai 1976, c’est d’abord l’imprimerie commerciale S.A. Periodica qui est déclarée en faillite, suivie le 22 juin par le reste du groupe De Standaard. La rédaction sent venir l’orage et crée, quelques semaines avant la faillite, l’ASBL Redactie De Standaard en vue de sauvegarder les traditions du groupe face aux repreneurs.

Le 26 juin 1976, André Leysen préside, avec une série d’entrepreneurs flamands, à la naissance de la Vlaamse Uitgeversmaatschappij (VUM), qui rachète De Standaard, Het Nieuwsblad et De Gentenaar.

1979

Déménagement et croissance

En 1976, la situation n’est guère favorable sur le marché des journaux. VUM se défait des hebdomadaires, concentre tous ses efforts sur les journaux et déménage en 1979 à Grand-Bigard, dans de nouveaux bâtiments équipés de nouvelles presses. En dépit de la stagnation, VUM réussit à accroître fortement sa part de marché grâce à des efforts rédactionnels, à l’extension du nombre de pages et au recentrage de ses journaux sur leurs groupes cibles respectifs.

Het Volk

1994

Reprise de Het Volk

La reprise, en novembre 1994, de la S.A. Het Volk est un premier jalon important dans l’histoire de la VUM.

Les racines de Het Volk remontent au Congrès des hommes politiques catholiques de 1890, où l’on décida de créer à Gand un quotidien capable de contrebalancer le succès du journal socialiste Vooruit. Le premier numéro de Het Volk sort de presse le 22 juin 1891 et est vendu après la messe en tant que « quotidien anti-socialiste ».

Le journal gantois s’intéresse de près au sport et aux courses cyclistes en particulier. En 1945, le Omloop Het Volk est couru pour la première fois.

À la fin des années 80, Het Volk est rattrapé par les difficultés.

En septembre 1994, la tête de l’ACV confirme chercher un repreneur pour la S.A. Het Volk. Presque tous les groupes de médias flamands se montrent intéressés mais, en novembre 1994, c’est la VUM qui rafle la mise.

Les activités d’impression et la rédaction de Het Volk déménageront à Grand-Bigard en novembre 2000.

Het Volk paraît pour la toute dernière fois le 9 mai 2008. Le journal s'intègre dans Het Nieuwsblad.

Mediabel

1999

Participation majoritaire

En 1999, le groupe Vers l’Avenir change de nom et devient Médiabel. L’actionnariat change également considérablement. Médiabel est alors l’actionnaire des Editions de l’Avenir (quotidiens), de Passe-Partout (toutes-boîtes), du Centre d’Impression de Rhisnes, de Radio Nostalgie et d’Audiopresse (laquelle détient 34 % de RTL-TVI).

En 2006, l’évêché de Namur annonce vouloir vendre ses 25,1% du capital de Médiabel. La VUM les rachète et devient le seul propriétaire. En 2008, Corelio absorbe Médiabel.

A l’origine, Médiabel se concentrait uniquement sur les journaux régionaux. Le groupe a progressivement diversifié sa gamme en y intégrant plusieurs autres secteurs : les activités audiovisuelles et l’internet.

Un nouveau nom

2006

Naissance de Corelio

En juin 2006, précisément pendant la semaine au cours de laquelle la Vlaamse Uitgeversmaatschappij fête son 30e anniversaire, le conseil d’administration a décidé d’assurer, à partir du 1er septembre 2006, la communication d’entreprise du groupe sous un nouveau nom: CORELIO.

Le mot « core » réfère à l’essence même du groupe: être le centre d’attention du consommateur de médias, le coeur des régions. La seconde racine « relio »fait penser au mot anglais « reliable », car l’information fiable demeure notre première priorité. Parallèlement, CORELIO veut se distinguer en tant que groupe de médias par la fiabilité et la qualité de ses produits : éditer les meilleurs journaux, mettre sur le marché la presse régionale gratuite la plus compétitive, diffuser la meilleure radio et la meilleure télévision et exécuter des travaux d’imprimerie de qualité à un prix concurrentiel. Le troisième élément qui a influencé le choix du nouveau nom est la terminaison « lio », qui renvoie au mot français « lien » et à ‘link’ en néerlandais. CORELIO entend ainsi souligner l’importance qu’elle attache au dialogue et à l’interactivité avec ses clients et partenaires au sens le plus large du terme: les lecteurs, les internautes, les auditeurs, les spectateurs, les annonceurs,...

Consolidation et diversification

2008

Nevada-Nimifi

La division graphique de Corelio acquiert par la reprise de l’imprimerie de rotatives heatset Nevada-Nimifi un important portefeuille de clients étrangers. En 2011, l’imprimerie d’Erpe-Mere et Nevada-Nimifi ont été réunies au sein d’une structure unifiée sous le nom de Corelio Printing.

Radio Nostalgie

Au printemps 2008, Corelio et Concentra lancent une nouvelle chaîne de radio en Flandre, sous le nom de Nostalgie. Au début, Nostalgie a des autorisations provinciales d'émettre pour la Flandre Occidentale, la Flandre Orientale, Anvers et le Brabant flamand. La couverture totale du Limbourg mène en 2012 à la reconnaissance de chaîne de radio nationale.

Nostalgie est également active au sud du pays dans une joint-venture entre Médiabel et NRJ, la chaîne de radio française, et ceci depuis la fin des années 80.

2010

Coldset Printing Partners

Corelio et Concentra organisent conjointement leurs activités en matière d’imprimerie coldset au sein de Coldset Printing Partners dont les sièges se situent à Grand-Bigard et à Paal-Beringen. Les deux entreprises estiment qu’il est important de structurer les futurs investissements dans les nouvelles presses de la façon la plus optimale possible, notamment à la lumière des nouveaux développements numériques et mobiles.

2011

De Vijver Media

En avril 2011, avec le groupe de médias finlandais Sanoma et la direction générale de De Vijver (Wouter Vandenhaute et Erik Watté), Corelio a racheté SBS Belgium, la société mère des chaînes de télévision VT4 et Vijftv, entre-temps rebaptisées VIER et VIJF. La maison de production et l’hebdomadaire HUMO ont également été intégrés dans la joint-venture De Vijver Media, dont chacun des partenaires possède un tiers des parts.

2013

Rondom et Proximag

En janvier 2013, les rédactions de Het Nieuwsblad et de L'Avenir ont chacune lancé un magazine local gratuit: « Het Nieuwsblad-Rondom » en Flandre et « Proximag-Lavenir.net » en Belgique francophone. Les nouveaux magazines sont distribués gratuitement dans les boîtes aux lettres et représentent conjointement un tirage de plus de 3.500.000 exemplaires.

2013

Mediahuis

Corelio et Concentra regroupent leurs journaux flamands et activités d’édition digitales liées dans une nouvelle structure. Cette nouvelle collaboration a pour nom Mediahuis. Les deux groupes prennent respectivement une participation de 62 % (Corelio) et de 38 % (Concentra) dans le nouveau projet.

Mediahuis biedt onderdak aan de nieuwsmerken van beide uitgevers (Gazet van Antwerpen, Het Belang van Limburg, De Standaard, Het Nieuwsblad/De Gentenaar) en verder ook aan het rekruteringsplatform Jobat, het gratis magazine Jet, de classifieds-activiteiten (Hebbes, Zimmo, Vroom, Inmemoriam, Koopjeskrant) en de sites Xpats, She, Vief, Autokanaal en Made in.

2014

Franstalige uitgeefactiviteiten

La direction de Corelio a conclu un accord de principe au sujet de la cession de ses activités d’édition francophones à Nethys, filiale du groupe Tecteo, un acteur important dans le sud du pays dans les secteurs des médias et des télécommunications.

Concrètement, cela signifie que le quotidien L’Avenir, le guide régional gratuit Proximag et les activités numériques liées à ces marques d’information (notamment Lavenir.net et Proximag.be) rejoindront le groupe Tecteo.